Metal Gear Solid 3 « Furtivité 101 : La boîte en carton, c’est votre ami. »
Pour la deuxième fois, je parle du tout dernier jeu d’une série bien populaire! Cette fois-ci, il s’agit d’une série qui a commencé il y a de cela bien longtemps sur le Nintendo 8-Bit sous le nom très simple de Metal Gear. Le premier né de la série voit le jour en 1987. Vu comme un précurseur nouveau genre, le jeu ne tarde pas à connaître une certaine renommée, et Hideo Kojima, le producteur, réalisateur, scénariste et en gros, le cerveau derrière la série, connaît une popularité grandissante. Par contre, malgré un certain succès, la série ne connaît pas le vrai sens du mot « épique » avant son premier épisode en 3d qui apparaît sur la PS1 : Metal Gear Solid. Le jeu sortit quelque part en 1998, subira un remake pour la GameCube. Konami s’associe donc avec Nintendo, et l’un de ses tiers partis, Silicon Knights, sont les créateurs responsables pour Eternal Darkness, le jeu de l’année 2001. C’est aussi à partir de Metal Gear Solid 3 que Hideo Kojima forme sa propre compagnie de tierce partie pour Konami ; Kojima Productions. À partir de Metal Gear Solid, le jeu devient un véritable chef d’œuvre quasi cinématographique et redéfini le genre « stealth action ».

Histoire : Le dernier volet de la série se passe, non pas dans un futur pas très éloigné, mais bien en 1964 en pleine période de changements politiques qui symbolisent assez bien le chaos de l’époque. Ici, on incarne Naked Snake (Naked car il est parachuté seulement avec le strict minimum : un pistolet à tranquillisant, un couteau, du matériel médical et c’est tout. Tout le reste doit être trouvé sur le site de la mission), un membre de l’unité d’élite spéciale de nom de code « FOX » qui doit retrouver un scientifique Russe du nom de Sokolov. Parachuté en pleine jungle, il doit retrouver ce dernier, l’escorter jusqu’à un point de ralliement et ainsi ramener ce dernier en sol Américain. Tout va bien jusqu’à ce que le Boss, une femme combative au talent militaire qui a tout apprit a Snake, trahit son pays et kidnappe Sokolov, laissant un Snake mortellement blessé. A partir de ce point, le jeu prend tout son envol. On rencontre de nouveaux personnages, alliés et ennemis, qui ajoutent d’autres drames et de l’histoire à un scénario déjà bourré d’une complexité appréciable. L’histoire fait rire, chialer, pleurer, bref toutes les émotions y passent. Par contre, le scénario reste un peu moins complexe que Metal Gear Solid 2, qui en a fait baver plusieurs à l’époque. C’est justifié par le fait que Metal Gear Solid 3 est l’enclencheur de la série, le volet qui se déroule chronologiquement en premier.
Gameplay : Fini les corridors intérieurs carrés faits à la bloc LÉGO! Fini les petits corridors avec les gardes niaiseux qui ne font qu’une ligne droite en aller-retour à partir du point A au point B, ou un pattern répété en marchant au même pas, de façon beaucoup trop mécanisée et trop peu humaine. Ici, on est dans la jungle! Pour se cacher? Il faut être tactique, ne pas se faire voir, porter du camouflage (uniforme et peinture faciale) qui se fond dans le décor, éviter de faire du bruit, ramper, etc… Les gardes, quant à eux, font quand même un trajet du type point A au point B, mais cette fois-ci ils le font de façon plus crédible : ils ont un pas normal, pivotent la tête de gauche a droite, laissent leurs bras sur leur arme attachée par une courroie sur leur épaule… Bref, ils ont l’air HUMAINS! Comme élément nouveau, il y a la survie. On parle ici de survie en terrain hostile. Il faut se nourrir de ce qu’on trouve dans la jungle, dans les bâtiments militaires, sur les gardes qu’on élimine, etc… Par contre, la faune locale est potentiellement dangereuse. Si vous cueillez un champignon qui s’adonne être vénéneux et que vous le dégustez quand même, paf! Vous êtes malade et devez vous injecter un sérum pour éviter de perdre trop d’endurance. Les gros animaux comme les crocodiles et les serpents venimeux peuvent se défendre assez violemment… L’endurance guide plusieurs choses sur Snake : la stabilité de ses mains lorsqu’il tient une arme, son taux de régénération lorsque mortellement blessé et s’il a trop faim, son ventre grogne. Et croyez moi, les gardes l’entendent de loin! Une autre fine touche d’ajoutée, c’est l’extension des manÅ“uvres en combat rapproché : on peut projeter un garde au sol, le prendre en otage et lui retirer de l’information, lui trancher la gorge sur le champ, l’utiliser comme bouclier ou l’étrangler jusqu’à ce qu’inconscience s’en suive… Bref, on a vu le plus gros changement de gameplay de la série dans son dernier volet. Espérons que ceux-ci se retrouveront dans le prochain épisode!

Graphique : La seule vraie différence entre Metal Gear Solid 2 et Metal Gear Solid 3 est le taux d’images par seconde qui a été drastiquement réduit, en plus de ne pas avoir appliqué d’anti-crénelage (antialiasing en anglais). Cela ne veux pas dire que le jeu n’est graphiquement pas beau : il l’est tout autant sinon plus que son prédécesseur. Étant donné que l’action du jeu se déroule en majeure partie du temps à l’extérieur, dans la jungle ou autres coins du genre, il y a donc beaucoup plus de détails et de choses à gérer, tel la faune, la végétation, et parfois même la température. Il y a autant de détails sur les personnages que le décor qui les entourent. Finalement, le jeu reste très beau à regarder malgré la diminution du taux d’images par seconde.
Son et Musique : Les effets sonores sont divisés en deux catégories : ceux produits par l’environnement et ceux produits par les personnages. Ceux de l’environnement sont d’un réalisme très fidèle ; on entend les oiseaux, le grondement constant de la jungle humide, les bruits mécaniques lointains d’une usine, etc… Leur réalisme est top. Ceux produits par les personnages (coups de poing, de couteau, armes à feu et autres) semblent un peu douteux. Mais il reste que si vous entendez ceux-ci, vous êtes en plein combat et vous devez vous battre : allez-vous vraiment y porter attention? Pour la musique, les concepteurs ont fait appel à Harry Gregson-Williams, celui responsable pour la trame sonore de Shrek, The Rock, Man on Fire, etc… Il revient ici pour concocter la trame sonore du jeu en certaine partie. La trame s’associe très bien au jeu, surtout lors des nombreux moments cinématiques et dramatiques du jeu. Rien à redire ici!
Pour conclure, Metal Gear Solid 3 est une histoire épique qui nous plonge tête première dans la tête d’un soldat à la conscience rongée par l’expérience et aux croyances vacillantes. Ce jeu répond à plusieurs questions que les connaisseurs de la série se sont posés depuis longtemps : d’où vient Big Boss? D’où vient Ocelot? Tout est répondu ici! Bravo Kojima Productions!

Liens :
Site officiel : http://www.konami.jp/kojima_pro/english/index.html
Site du jeu : http://www.konami.jp/gs/game/mgs3/
Vidéos : http://www.gamespot.com/ps2/action/metalgearsolid3/media.html
Cheats, trucs, etc… : http://www.gamefaqs.com/console/ps2/data/914828.html
Metal gear est sorti sur MSX2 avant de sortir sur NES.